L’Actualité de la CITROËN 2CV

 

650 véhicules endormis à vendre dans la Loire

Des voitures anciennes par centaines, dont près de 120 Citroën 2CV : c’est le « trésor »  amassé par le garagiste Denis Louma dans une usine désaffectée. Sa collection sera mise en vente du 19 au 25 février, mais attention, l’état des véhicules s’apparente le plus souvent à une sortie de grange.

Ce lieu hors normes va à présent servir de cadre à une vente tout aussi exceptionnelle, organisée du 19 au 25 février 2024 sans avoir recours à des enchères. Denis Louma a en effet cédé récemment sa collection à « des copains », qui n’ont gardé que certaines des plus belles pièces. Le but est maintenant de parvenir à céder le reste.

Un simple coup d’œil aux photos et à la vidéo signée par la chaîne Youtube Motor Mecanic Klassic donne une idée de l’état des voitures proposées. Il s’apparente en général à celui des fameuses « sorties de grange » . La plupart des véhicules sont recouverts de poussière et présentent des traces de rouille. Certains ont même déjà laissé la végétation s’installer.

La majorité des Citroën disponibles est plus âgée et plus fatiguée. En plus des multiples 2CV et DS, la vente comprend ainsi des Dyane, des BX, des CX, des GS, des Méhari ou encore des Type H et HY. Quelques Peugeot, Renault ou Panhard figurent également au menu, comme une 404 pick-up, une 4CV ou une R5. La collection  de Denis Louma a préféré faire la part belle à des véhicules plus populaires. Sans ça, pas sûr que l’insatiable garagiste aurait pu accumuler autant de voitures…

Source L’Argus.fr – 16/02/2024

 

Alsace : La toute dernière 2CV produite s’installe définitivement au musée de l’auto à Mulhouse

 

Quel est le secret de la Citroën 2CV du Corniaud ?

 

Citroën 2CV Bimoteur Bi-Bip : La star du Dakar 2005 prête pour de nouvelles aventures

 

Citroën 2CV : combien de deuche y a-t-il encore en France ?

 

Connaissez-vous la 2CV Voisin 4x4 : la "deuche" made in Isère !

 

Citroën 2CV - Il en reste des neuves, et elles sont a vendre !!

 

CITROËN CÉLÉBRERA LES 75 ANS DE SA MYTHIQUE 2CV LORS D’UNE GRANDE EXPOSITION À SON CONSERVATOIRE D’AULNAY-SOUS-BOIS. 75 MODÈLES SERONT EXPOSÉS, AVEC AUSSI QUELQUES SURPRISES.

 

L’histoire de la Citroën 2 CV remonte à l’année 1936 lorsque le projet TPV, acronyme de « Toute Petite Voiture », a vu le jour. L’objectif était clair : concevoir une voiture économique, polyvalente et accessible à toutes les classes sociales. Le premier prototype TPV, apparu en 1937, ne pesait que 370 kg et ne disposait que d’un seul phare conformément à la réglementation de l’époque. Pourtant, il pouvait accueillir quatre passagers, transporter 50 kg de bagages, et atteindre une vitesse maximale de 50 km/h. 

La production de la Citroën 2 CV a débuté en juillet 1949, donnant naissance à une petite voiture dotée d’un moteur bicylindre à plat de 9 chevaux, refroidi par air, de 375 cm³, et capable d’atteindre une vitesse de pointe de 50 km/h. Mais ce qui a véritablement distingué la 2 CV, c’est son apparence unique et son charme inimitable. Elle a rapidement séduit un large public grâce à sa simplicité et son utilité. Ses sièges amovibles, sa légèreté et son économie de carburant en ont fait la voiture par excellence pour le conducteur au budget limité. La demande était tellement forte en 1950 qu’un client pouvait attendre jusqu’à six ans pour recevoir sa nouvelle 2 CV.

La Citroën 2 CV est connue sous de nombreux surnoms à travers le monde, dont les plus célèbres sont « Deuche » et « Deudeuche ». Cette variété de surnoms témoigne de l’affection et de l’attachement que les gens ont pour cette petite voiture. 

Comment ne pas craquer face à elle ? Si elle cette silhouette amusante, ce nez plongeant et ces yeux de grenouille ne faisait pas l’unanimité à l’époque sur le plan du design (les concurrentes étaient bien plus conservatrices), elle séduisait les derniers réfractaires une fois passés à son bord. Car dans son cahier des charges, la 2CV devait « pouvoir passer dans les plus mauvais chemins et […] avoir un confort irréprochable pour que les paniers d’œufs transportés à l’arrière restent intacts. » C’est ce qui explique une autre de ses spécificités : son amortissement révolutionnaire ! Elle introduisait d’innovantes suspensions à batteurs, couplés plus tard à des amortisseurs horizontaux. Ainsi lotie, la 2CV pouvait être secouée dans tous les sens, mais offrait un confort de reine sur chaque chemin ! Mignonne, ingénieuse, elle fut produite à plus de 5 millions d’exemplaires jusqu’en…1990 !

Tout au long de sa carrière, la 2 CV a connu diverses évolutions et séries spéciales, marquant ainsi son parcours dans l’histoire de l’automobile. Elle a également participé à des raids épiques, comme le Raid Paris-Kaboul-Paris en 1970. 

En l’honneur de cet anniversaire spécial, huit des 2 CV les plus emblématiques du Conservatoire Citroën ont été photographiées de manière artistique. Parmi elles, on retrouve la 2 CV 6 by Hermès, la 2 CV 6 Spécial de 1988, la 2 CV Spot, et d’autres modèles qui ont laissé leur empreinte dans l’histoire de l’automobile.

Le 7 octobre prochain, le Conservatoire Citroën à Aulnay-sous-Bois sera le lieu de la célébration du 75e anniversaire de la 2 CV. Soixante-quinze exemplaires de la 2 CV, restaurées avec passion par des collectionneurs privés, seront exposés, offrant aux visiteurs une occasion unique de découvrir ces trésors automobiles. L’événement sera ouvert au public, et les amateurs de Citroën, les passionnés de voitures classiques et les curieux auront l’opportunité de visiter le Conservatoire, qui abrite près de 250 modèles emblématiques de la marque. 

Source AutoPlus, Turbo.fr – 25/09/2023

 

 

Citroën 2CV, connaissez-vous l'édition PERRIER ? Une version rare de la deudeuche

 

A la fin des années 1980, Citroën commercialise en Belgique et au Luxembourg une version très spéciale de sa mythique 2CV. Celle-ci a été conçue en partenariat avec la célèbre firme d’eau gazeuse Perrier. Elle fut produite sur une base de 2CV6 Spécial à seulement 1 000 exemplaires.

Tout le monde connaît la Citroën 2CV. Mais combien peuvent raconter l’histoire de la version Perrier ? En 1986, la division flamande de la société d’eau gazeuse imagine un singe baptisé « Fhou » pour jouer dans ses spots publicitaires. Rapidement, ces derniers suscitent un fort engouement auprès des Belges, mais aussi auprès de Citroën Belgique. Le constructeur aux Chevrons y voit là l’opportunité de booster les ventes de sa 2CV, sur le déclin à l’approche de sa fin de carrière. Il décide alors de s’associer à l’entreprise française pour créer une série spéciale de la deudeuche, baptisée 2CV Perrier. Celle-ci est basée sur une version classique, la 2CV6 Special, et est dévoilée au public lors du Salon de Bruxelles en janvier 1988. Les premiers exemplaires sortent des chaînes d’assemblage en France, à Levallois, le 12 avril de la même année. Ils prennent ensuite la direction de la frontière afin d’être personnalisés par Citroën BeLux. Au total, 1 000 exemplaires seront produits et commercialisés en Belgique et au Luxembourg.

Au premier abord, cette édition spéciale n’a rien d’original. Elle se décline dans une teinte Blanc Meige comme on en croise régulièrement. Ce modèle s’équipe d’une capote en toile et se veut passe-partout. Pour autant, il arbore quelques détails distinctifs faisant référence à la marque Perrier. Sur le haut du capot figure un chimpanzé vert muni d’un bâton. Il semble frapper la carrosserie pour faire apparaître une fissure s’étirant jusqu’à la calandre. Mais l’histoire raconte que ce singe aurait posé des problèmes d’homologation en Belgique. Citroën a donc rédigé une note à ses concessionnaires pour permettre de livrer la voiture sans cet élément décoratif. Le choix revenait alors aux clients, qui devaient poser eux-mêmes la pièce s’ils souhaitaient conserver la pièce. Et comme avec les insignes Mercedes ou Rolls-Royce, l’emblème a souvent été volé. Autre élément qui permet de faire le lien avec l’entreprise d’eau gazeuse, la forme des enjoliveurs. Selon la vision de chacun, ils adoptent le dessin de la capsule ou du fond de la bouteille Perrier. Il est aussi possible de les retrouver sur certains exemplaires de la Citroën XM puisqu’ils étaient déjà produits par une entreprise hollandaise. Enfin à l’arrière, c’est un autocollant « Perrier » qui est visible sur la porte du coffre.

C’est davantage dans l’habitacle que la série spéciale prend tout son sens. On retrouve un motif du singe « Fhou » dupliqué à de multiples reprises sur les garnitures de portes en tissu. L’inscription « Perrier » est apposée au centre du volant à deux branches. Pour la première fois sur une 2CV, la boule du levier de vitesse de couleur. Elle est peinte en vert, la teinte symbolique de l’entreprise d’eau gazeuse. Mais surtout, c’est la présence d’un mini frigo qui interpelle à l’intérieur. Une glacière électrique fonctionnant sur une alimentation 12V se positionne sous la planche de bord. Elle permet de stocker jusqu’à 6 bouteilles de 20 cl. Quatre autres peuvent prendre place dans les compartiments sur le couvercle. A l’origine, une corde venait entourer la glacière pour éviter qu’elle ne s’ouvre en conduisant. Mais les premiers propriétaires ont visiblement décidé de la garder puisqu’il devenait rare de la retrouver sur les modèles d’occasions mis en vente.

Chers collectionneurs et collectionneuses, un des premiers exemplaires de cette édition spéciale produit en 1988 est proposé à la vente sur le site de dépôt-vente de véhicules de collection Oldtimerfan. Il s’équipe d’un moteur bi-cylindres de 602 cc d’une puissance de 29 ch, associé à une boîte manuelle à quatre rapports. Son odomètre affiche 85 961 km, ce qui est peu pour un modèle âgé de 45 ans. Le véhicule n’est pas immatriculé mais l’annonce stipule qu’il est en état de fonctionnement. Son prix de vente atteint 23 950 €, soit plus de 3 fois le montant à son lancement (31 300 Francs). Cela reste plus accessible que la 2CV en bois adjugée à 210 000 € en juin dernier.

Source L’Argus – 24/09/2023

Une célèbre Citroën 2CV « custom » proposée à la vente

 

La Citroën 2CV « Bitter Lemon », apparue dans plusieurs magazines spécialisés, est à vendre. Sous sa robe verte, elle abrite un moteur de GS entre autres modifications. Sa préparation a été réalisée avec soin mais rend l’auto non immatriculable en France. Elle est à vendre un peu moins de 10 000 €.

Amateurs de Citroën 2CV et d’esprit custom, l’annonce du jour est faite pour vous. Une « Deuche » préparée avec soin, et pour le moins voyante, est à vendre. Cet exemplaire particulier est même plutôt célèbre dans la communauté des Citroënistes puisqu’il a fait l’objet de plusieurs reportages, jusqu’à se retrouver en une du magazine Planète 2CV n° 78 de février/mars 2010. L’auto est surnommée Bitter Lemon (« citron amer »), du nom de sa teinte de carrosserie issue du catalogue de la C3 Pluriel.

Sortie d’usine en 1986 en tant que 2CV6, la Bitter Lemon est l’œuvre d’un certain Arnaud G. Ce dernier modifia la voiture dans le cadre d’une restauration achevée en mai 2009. Elle est équipée d’un châssis d’Ami 8, d’un moteur quatre cylindres à plat 1.1 de 55 ch issu d’uneCitroën GS et d’une boîte de vitesses à quatre rapports de LN. La carrosserie et les trains roulants sont d’origine.

Les vitres ont été teintées dans la masse. Les jantes et la toile de toit blanches contrastent avec la couleur dominante. L’habitacle comprend deux sièges baquets, une banquette arrière noire assortie et un volant « sport ». Le compteur principal a reçu la même teinte verte que la carrosserie. Le look de l’auto lui a valu de figurer dans un clip du chanteur Tom Flex.

Arnaud G. s’est séparé de sa 2CV en 2021 ; il l’avait alors mise en vente au prix de 7 500 € avec 15 500 km au compteur depuis la fin de la restauration. La voiture est aujourd’hui proposée par l’entreprise AC Youngtimer installée à Saint-Jean-d’Illac, tout près de Bordeaux (Gironde). Son odomètre indique à présent 16 883 km. Le prix a également augmenté, la 2CV « Bitter Lemon » étant affichée 9 990 €. Il est précisé dans l’annonce que, les modifications n’ayant pas fait l’objet d’une procédure d’homologation, la voiture n’est pas autorisée à circuler sur route ouverte.

Source L’Argus – 12/09/2023

 

 

MONDIALE 2CV 2023 EN SUISSE

 

La 24e Rencontre mondiale des amis de la 2CV aura bel et bien lieu dans la région de Delémont. Initialement prévue l’été 2021, la manifestation a été reportée du 25 au 30 juillet 2023.

La rencontre initialement prévue en Juillet 2021 avait donc été annulée en raison de la crise sanitaire. La réunion mondiale des deuchistes aura donc finalement lieu du 25 au 30 juillet 2023 dans le Jura,  plus précisément entre Courroux et Val Terbi.

Les responsables indiquent que les organisateurs de la 25e édition prévue en Slovénie ont accepté de décaler leur événement à 2025.

Le site de la Rencontre se trouve dans un bel environnement naturel entre les communes de Courroux, Courrendlin et Val-Terbi. Il est à 5 minutes de la ville de Delémont, capitale du Jura. Il se situe au coeur de l’Europe, limitant la durée des trajets pour accéder à la destination pour les participants, par exemple à 30 minutes de Bâle ou 45 minutes de Belfort.

Citroën Bijou, la 2CV chic made in England

L'unique 2CV en bois adjugée pour 210 000 €

 

Une Citroën 2CV en bois, unique au monde, a été adjugée dimanche 4 juin 2023 à 210 000 euros (frais compris), un record, lors d’une vente aux enchères à Montbazon, près de Tours. « 210 000 euros, record battu ! », s’est exclamé le commissaire-priseur, Aymeric Rouillac, à l’issue de la vente, retransmise sur internet. Le précédent record était établi à 172 000 euros, selon la même source. L’automobile a été achetée par Jean-Paul Favand, fondateur du musée des Arts forains à Paris, et « montreur de curiosités ». « Ma voix est un peu éteinte après cette mise », a-t-il réagi au téléphone.

Les commissaires-priseurs avaient estimé la voiture entre 150 000 et 200 000 euros, en se basant sur le précédent record mondial pour une 2CV. La carrosserie de la 2CV, de type AZKA et datant de 1955, a été entièrement réalisée en bois fruitier par le menuisier et charpentier français Michel Robillard. « La Belle Lochoise » est constituée de noyer pour les ailes, de poirier et pommier pour la carrosserie, ainsi que de merisier pour les portes et coffre.

Contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, la voiture ne dispose pas de carte grise et ne peut donc pas aller sur la route, a précisé Me Rouillac avant la vente, en décrivant « une voiture unique au monde » qui « roule parfaitement ». Son concepteur, le « Léonard de Vinci de la 2CV » selon Me Rouillac, a notamment réalisé des maquettes en bois pour Ferrari et a débuté la construction de sa 2CV en 2011.

« J’y ai passé cinq ans de ma vie, 5 000 heures de travail, de passion, le jour et parfois la nuit. Et la 2CV a quitté mon atelier en roulant en septembre 2017 », s’était-il rappelé. Le retraité a d’ores et déjà « un autre projet fou en tête », la « cerise sur le gâteau » : la réalisation d’une DS21 Cabriolet coupé Chapron, pour fêter les 70 ans de la DS. 

 Source Sudouest.fr  – 04/06/2023

DU 17 AU 21 MAI 2023 28ÈME RENCONTRE NATIONALE DES 2CV CLUBS DE FRANCE

Immobilisé dans le sahara, il transforme sa Citroën 2CV en moto

 

En 1993, durant une expédition dans un Sahara secoué par un conflit armé, la Citroën 2CV d’Emile Leray heurte une pierre et se retrouve alors immobilisée en plein désert. Pour retrouver la civilisation, l’aventurier va alors faire preuve d’ingéniosité et transformer sa voiture invalide en une moto improvisée.

Emile Leray a méthodiquement désossé sa Citroën 2CV.

Ingénieur électricien, Emile Leray est un baroudeur amoureux du Sahara quand, à 43 ans il entame un périple en Citroën 2CV. Une aventure censée le mener du Maroc à la Mauritanie en longeant la partie occidentale du désert du Sahara, alors agitée par un conflit armé.

Détourné de sa trajectoire initiale par une patrouille militaire, Emile Leray décide alors de contourner un poste frontière afin de poursuivre son aventure jusqu’en Mauritanie. Au cours de ce détour, la 2CV heurte alors une pierre, brisant nette la suspension avant droite.

Coincé au milieu des dunes avec son « chameau d’acier » (le nom donné en Afrique à la Citroën 2CV) devenu inutilisable tel quel, Emile a alors une idée folle : fabriquer une moto à partir des pièces de sa 2CV.

Abrité par la carrosserie de la voiture, durant une douzaine de jours il va alors méthodiquement désosser sa 2CV pour réaliser un nouvel assemblage motorisé qui prend la forme d’une moto de fortune. Le tout simplement « armé » des pinces, clés, fil de fer, marteau, coupe-tôle, petite scie et quelques vis qu’il avait pris soin d’amener avec lui dans la voiture pour parer au plus urgent.

Bien lui en a pris car avec cet outillage de fortune, Emile va assembler une moto qui lui permet alors de rejoindre la petite ville marocaine de Tan-Tan, non loin du littoral. À son arrivée, il est d’ailleurs immédiatement stoppé par la police locale, qui n’hésite pas à lui infliger une amende pour défaut de conformité du véhicule.

De retour en France après son aventure rocambolesque (qu’il narre sur son site chameau-d’acier), Emile Leray est ensuite retourné au Maroc pour récupérer son engin. Un exemplaire unique de cette Citroën 2CV transformée en moto qu’il conserve depuis chez lui, telle une précieuse relique.

Pour visiter le site original narrant cette histoire, rendez-vous sur l’adresse suivante:

www.chameau-dacier.com

Source Caradisiac – 15/05/2023

CITROËN 2CV : LA "DEUDEUCHE" ÉLUE VOITURE FRANÇAISE PRÉFÉRÉE

L'unique Citroën 2CV en bois est à vendre aux enchères

Le 4 juin 2023 à Montbazon, près de Tours (37), se tiendra une vente aux enchères lors de laquelle une Citroën 2CV extraordinaire subira l’épreuve du marteau. Entièrement réalisée en bois fruitier par son créateur, Michel Robillard, un ébéniste à la retraite, cette 2CV type AZKA de 1955 surnommée « La Belle Lochoise » est décrite comme la seule voiture en bois au monde en parfait état de fonctionnement. Estimée entre 150 000 et 200 000 €, elle ne manquera pas d’éveiller l’intérêt des esthètes en quête d’exotisme.

La carrosserie et l’intérieur de « La Belle Lochoise » a été entièrement réalisée en bois par son créateur. Ce dernier a utilisé du noyer pour les ailes avant et arrière, du poirier et du pommier pour la carrosserie, du merisier pour le coffre et le remplissage des portes et enfin de la loupe d’orme pour le tableau de bord. La capote noire en alpaga est quant à elle plus conventionnelle, à l’image de la sellerie en tissu gris. Elle a nécessité 5 000 heures de travail, réparties sur plus de cinq années avant de quitter l’atelier de l’artiste en septembre 2017, prête à rouler.

L’ébéniste a utilisé un châssis de Dyane de 1969 pour supporter la carcasse de bois, lourde de 600 kg. Côté moteur, c’est un bloc essence de  d’une cylindrée de 602 cm3 développant 32 ch qui se loge sous le capot. De quoi permettre à « La Belle Lochoise » d’accrocher les 80 km/h en pointe : une belle performance pour cette 2CV à l’allure fascinante.

Cette auto, mise à l’honneur dans la collection « Citroën Origins » du musée virtuel Citroën, est inestimable dans l’absolu. Mi-voiture, mi-œuvre d’art, elle n’a aucun équivalent sur le marché de l’automobile ni même sur celui de l’art. Il est donc extrêmement délicat d’évaluer sa valeur, même approximativement. L’estimation est comprise entre 150 000 et 200 000 €, outre des frais de vente de 24 %. Un prix nécessairement fixé de manière arbitraire par Aymeric Rouillac, commissaire-priseur qui organise la vente aux enchères.

Chose incroyable, l’auto dispose d’une carte grise de 1957 et surtout d’un procès-verbal de contrôle technique datant de 2023. En revanche, l’annonce ne précise pas si celui-ci est favorable ou non. Reste que s’aventurer sur la voie publique avec un tel engin s’avère hasardeux en terme de sécurité. De même, tenter d’assurer cette voiture pour un usage routier risque sérieusement de poser difficulté. Tout cela explique vraisemblablement l’absence totale de garantie offerte dans le cadre de la vente dont le descriptif mentionne sans la moindre ambiguïté :  « Véhicule vendu sans garantie d’aucune sorte ».

Si cette 2CV vous intéresse, sachez qu’il est possible de la voir avant les enchères qui se dérouleront le dimanche 4 juin 2023 au château d’Artigny à Montbazon, au nord de Tours (37). La belle y est en effet d’ores et déjà exposée.

source L’Argus – 08/05/2023

L'un des 200 derniers exemplaires à vendre ?